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Le
second discours parce qu’ il en faut au moins deux sinon trois. Parce
qu’à force de complaisance pour les discours usés et les croyances irréfléchies,
nos sociétés sont peu ou prou retombées, toute rhétorique mise à part,
dans un état comparable à celui que décrivait Rousseau dans les pages
finales du discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi
les hommes. Parce que les dimensions contradictoires qu’il avait tenté
d’articuler, conservation et progrès, nature et artifice, individu et
société, se sont à nouveau désarticulées. Parce que, si son idéal de pleine
possession de soi du corps politique, éclipsé par la conjoncture, reste
le nôtre, les moyens à employer pour le mettre en œuvre sont entièrement
à repenser. Tout est à refaire, à nouveau.
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